TalusDes talus qui tiennent : pentes, drainage et végétalisation
Un talus définitif ne se règle pas au jugé. Dans un déblai en terrain sain, on peut souvent tailler de l’ordre d’un pour un ; en remblai, on descend en général vers trois pour deux, c’est-à-dire trois mètres à l’horizontale pour deux de hauteur. Dans les marnes et les argiles des vallons, qui glissent quand elles sont saturées, il faut parfois être encore plus doux, ou prévoir un soutènement dès que la hauteur augmente.
La tenue d’un talus dépend autant de l’eau que de sa pente. Un fossé de crête en haut intercepte le ruissellement venu de l’amont ; un drain en pied évacue l’eau qui traverse le terrain. La surface est ensuite végétalisée rapidement, éventuellement sous un géotextile biodégradable anti-érosion, pour que le premier orage d’automne ne creuse pas de ravines.
Quand la place manque pour un talus, on passe à un ouvrage : mur de soutènement, enrochement ou restanques en pierre. Ces solutions sont traitées sur nos pages dédiées ; le terrassement, lui, prépare leur assise et le remblai drainant qui les accompagne.