Sous la garrigueRoche affleurante : quand le godet laisse la place au brise-roche
Sur les hauteurs de Châteaudouble, il suffit souvent de gratter la surface pour voir le calcaire. La terre végétale, quand elle existe, dépasse rarement une vingtaine de centimètres ; en dessous viennent des cailloux pris dans une argile rouge, puis la roche, tantôt fracturée en plaquettes, tantôt massive. Un même terrain peut offrir les deux faciès à dix mètres d’écart.
Tant que la roche est fissurée, une pelle bien dimensionnée équipée d’un godet à dents ou d’une dent de dérochage suffit à l’arracher. Quand le banc devient compact, nous passons au brise-roche hydraulique monté sur la pelle. La cadence chute alors nettement : là où l’on sortait plusieurs dizaines de mètres cubes de terre dans la journée, on ne fractionne plus que quelques mètres cubes de calcaire.
C’est pour cela que nous chiffrons toujours la roche comme un poste à part, avec une hypothèse clairement écrite. Un sondage à la mini-pelle pendant la visite, à l’emplacement exact de la fouille, réduit beaucoup l’incertitude. Et si la roche arrive plus tôt ou plus tard que prévu, nous vous le disons avant de changer d’outil.