
Fosses septiques
Fosse septique à Draguignan : installation, remplacement, micro-station, filtre à sable, épandage. Terrassier basé en Dracénie, devis gratuit après visite.
Tranchées d’épandage et lit d’infiltration réalisés dans les règles, sur les terrains de la Dracénie dont la perméabilité a été vérifiée par l’étude de sol.
Épandage fosse septique Draguignan : c’est la filière la plus ancienne, la plus simple et souvent la moins coûteuse, à une condition, que le sol s’y prête. Derrière la fosse toutes eaux, les eaux prétraitées sont réparties dans des tranchées peu profondes remplies de graviers. Elles s’infiltrent ensuite lentement dans la terre, où les bactéries naturellement présentes achèvent l’épuration.
Le sol du jardin devient donc la station d’épuration. C’est toute la force de la solution, rien à entretenir hormis la vidange de la fosse, pas d’électricité, pas de pièce d’usure. C’est aussi sa limite : si le sol est trop compact, trop filtrant ou trop mince, les tranchées saturent ou laissent passer les eaux sans les traiter.
Sur cette page, nous parlons exclusivement de ce traitement par le sol en place : tranchées d’épandage à faible profondeur et lit d’épandage. Nous expliquons comment on sait si votre terrain convient, comment on les construit et ce qui les fait durer. Si l’étude conclut que votre sol ne convient pas, voyez plutôt notre page filtre à sable.

La réponse vient de l’étude de sol, réalisée par un bureau d’études avant le contrôle de conception du SPANC dont dépend votre commune. Elle comprend des sondages à la tarière ou à la pelle pour observer les couches de terrain, et des tests de perméabilité qui mesurent la vitesse à laquelle l’eau s’infiltre. L’arrêté du 7 septembre 2009 modifié fixe une plage de perméabilité, en gros entre 15 et 500 millimètres par heure, pour qu’un traitement par le sol en place soit admis.
Il faut aussi assez d’épaisseur de sol non saturé sous les tranchées, sans roche ni nappe à faible profondeur. Et le terrain ne doit pas être trop pentu. Autour de Draguignan, les meilleures conditions se rencontrent souvent sur les terres profondes de piémont et sur certaines terrasses alluviales, à condition que la nappe reste basse toute l’année.
À l’inverse, les parcelles où le calcaire affleure, les argiles lourdes des vallons et les zones inondables proches de la Nartuby ou de l’Argens se prêtent mal à l’épandage. L’étude le dira, et c’est elle qui fixe la longueur de tranchées nécessaire.
Dans la grande majorité des cas, on réalise des tranchées parallèles, étroites et peu profondes. Le lit d’épandage, une seule grande fouille à fond plat, est réservé aux sols à dominante sableuse, où des tranchées séparées s’effondreraient. Le principe de répartition reste le même : graviers, tuyaux perforés, géotextile, terre végétale.
| Élément des tranchées d’épandage | Valeur usuelle selon la NF DTU 64.1 |
|---|---|
| Largeur d’une tranchée | 0,50 m |
| Profondeur | de 0,60 m à 1 m environ |
| Longueur d’une tranchée | 30 m au plus |
| Entraxe entre tranchées | 1,50 m au moins |
| Longueur totale | fixée par l’étude selon la perméabilité et le nombre de pièces |
Un épandage raté se colmate en quelques années, et il faut alors tout refaire. Presque toujours, la cause est à chercher dans l’exécution : parois lissées, graviers sales, tuyaux mal réglés. Voici comment nous procédons sur le terrain.
Nous piquetons les tranchées en suivant autant que possible les courbes de niveau, à distance de la maison, des limites et des arbres. Nous n’ouvrons jamais les tranchées dans un sol détrempé : la dent du godet lisserait les parois et boucherait les pores du terrain. Après un orage d’automne, on attend que la terre se ressuie.
Les tranchées sont creusées au godet de 50 cm, avec un fond réglé à pente très faible. Les parois et le fond sont ensuite scarifiés au râteau pour rouvrir la surface d’infiltration. Les déblais sont stockés à l’écart pour ne pas retomber dans la fouille, et aucun engin ne roule sur la zone d’épandage.
Une première couche de graviers lavés est étalée en fond. Les tuyaux d’épandage rigides, orifices vers le bas, sont posés dessus à pente régulière et très faible, puis recouverts de graviers. Chaque tuyau part d’un regard de répartition qui partage le débit, et les extrémités sont reliées par un regard de bouclage.
Un géotextile recouvre les graviers avant tout remblai. Le technicien du SPANC vient alors contrôler la bonne exécution, tranchées ouvertes : dimensions, matériaux, pentes, regards. Après son passage, nous remblayons avec la terre végétale, sans compacter, et réglons les tampons au niveau du sol fini.
Nous nivelons la zone pour que les eaux de pluie ne s’y concentrent pas, et nous vous remettons un croquis de l’emplacement des tranchées et des regards. Nous vous rappelons les consignes d’usage : pas de véhicules, pas d’arbres, pas de revêtement sur la zone d’épandage, et une vidange régulière de la fosse par un vidangeur agréé.

Notre climat pèse sur la conception et le chantier. Les orages méditerranéens d’automne peuvent déverser en quelques heures l’équivalent de plusieurs semaines de pluie. Sur une parcelle en pente, les eaux de ruissellement venues du haut du terrain doivent être détournées de la zone d’épandage par une rigole ou un petit fossé, sinon elles saturent les tranchées et font remonter les eaux usées.
La sécheresse estivale joue dans l’autre sens : les argiles se rétractent et se fissurent, ce qui peut créer des chemins préférentiels. C’est une des raisons pour lesquelles les sols argileux des vallons conviennent mal à l’épandage, même s’ils paraissent parfois perméables lors d’un test réalisé en plein été.
Dans les plaines alluviales, autour des Arcs-sur-Argens, du Muy ou de La Motte, la question est celle de la nappe. Des tranchées posées trop près d’une nappe qui remonte l’hiver ne peuvent pas épurer. L’étude doit en tenir compte, et nous vérifions à l’ouverture que le terrain correspond bien à ce qui a été décrit.
La zone d’épandage se place à distance de l’habitation, des limites de propriété et des arbres, selon les valeurs usuelles de la NF DTU 64.1, et à 35 mètres au moins de tout puits ou captage déclaré utilisé pour la consommation humaine. Elle doit rester hors des zones de circulation et de stationnement. En pratique, il faut réserver une bonne partie du jardin : c’est souvent là que le projet se heurte à un futur bassin ou à une extension. Autant y penser dès le départ.
Signes typiques : herbe anormalement verte et spongieuse au-dessus des tranchées, eaux qui stagnent dans les regards, odeurs, fosse qui se remplit trop vite. Un épandage colmaté ne se nettoie pas vraiment ; il faut en général le refaire à côté, sur un sol neuf. Ce type d’intervention s’inscrit le plus souvent dans une réhabilitation de l’assainissement.

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Elle dépend de deux paramètres : le nombre de pièces principales et la perméabilité mesurée lors de l’étude de sol. Plus le sol est lent à absorber, plus il faut de mètres de tranchées. Pour une maison courante, on parle de plusieurs dizaines de mètres linéaires, répartis en tranchées de 30 m au plus. Seule l’étude de filière donne le chiffre exact.
Oui si la pente reste modérée. Les tranchées sont alors tracées parallèlement aux courbes de niveau, pour que chacune garde un fond presque horizontal, et la zone est protégée des eaux de ruissellement venant de l’amont. Au-delà d’une certaine pente, l’épandage devient trop délicat et l’étude oriente vers une autre filière, parfois en s’appuyant sur une plateforme créée en terrassement.
Une pelouse, des fleurs ou un potager à racines courtes, sans arrosage excessif. En revanche, aucun véhicule, aucune construction, aucune terrasse ni allée, et pas d’arbres, dont les racines envahissent les tuyaux. La zone doit rester perméable à l’air et à l’eau de pluie, sans être noyée par les gouttières ou le ruissellement.
Parce qu’une terre humide se lisse sous le godet. Les parois de la tranchée deviennent presque imperméables, un peu comme une poterie, et l’eau ne peut plus s’infiltrer. L’épandage fonctionne mal dès le départ. Nous préférons décaler le chantier de quelques jours plutôt que de construire une filière condamnée à se colmater.
Pas forcément. S’il ne présente ni débordement ni odeur et que le contrôle du SPANC ne relève pas de problème, il peut continuer à fonctionner. S’il est colmaté ou s’il est alimenté par une ancienne fosse qui ne reçoit pas toutes les eaux, des travaux seront demandés. Le remplacement de la fosse peut alors s’accompagner de nouvelles tranchées.
Souvent, à terrain favorable, car les matériaux sont simples et il n’y a ni équipement électrique ni contrat d’entretien. Mais le volume de terrassement est plus important et l’emprise au sol bien plus grande. Sur un terrain rocheux ou étroit, le rapport s’inverse. Notre page prix d’une fosse septique détaille les fourchettes par filière.