BâtimentDémolition de maison et d’annexes
Maison, garage, remise, véranda, auvent : déconstruction méthodique après diagnostics, débranchement des réseaux et tri sur place.
Maison, annexe, piscine, dalle ou terrain encombré : nous démolissons, trions et évacuons dans les règles, du diagnostic à la remise en état.
Une démolition à Draguignan ne se résume pas à faire tomber des murs avec une pelle. Avant le premier coup de godet, il faut savoir si un permis de démolir est exigé dans votre secteur, faire réaliser le repérage amiante quand le bâtiment est ancien, faire couper et débrancher les réseaux, puis organiser le tri et l’évacuation de chaque type de déchet vers la bonne filière. C’est cet enchaînement, bien plus que la puissance de l’engin, qui fait qu’un chantier se passe bien.
Basés à Draguignan, nous intervenons en Dracénie sur des démolitions à l’échelle d’un particulier ou d’un petit maître d’ouvrage : maison ancienne à raser avant reconstruction, garage, abri, cabanon, dalle, mur de clôture, piscine hors d’usage, ou encore terrain encombré de gravats et de broussailles. Nous travaillons à la mini-pelle et à la pelle équipée d’un godet, d’une pince de tri ou d’un brise-roche selon ce qu’il y a à défaire.
Cette page vous présente la démarche complète : les autorisations, les diagnostics, la méthode de déconstruction, le tri des matériaux, le transport et la remise en état du terrain. Chaque sous-service dispose ensuite de sa page détaillée, et vous trouverez les ordres de grandeur de coût sur notre page prix du terrassement.
BâtimentMaison, garage, remise, véranda, auvent : déconstruction méthodique après diagnostics, débranchement des réseaux et tri sur place.
PiscineComblement partiel ou total d’un bassin, percement du fond pour le drainage, remblai compacté par couches et terre végétale en finition.
ÉvacuationChargement en benne ou en camion, transport vers une installation de stockage de déchets inertes ou une plateforme de recyclage, bordereaux à l’appui.

Beaucoup de démolitions commencent en réalité par un terrain à dégager : ronces, cannes de Provence, arbustes, souches et vieux murets de pierre sèche effondrés. Le débroussaillement et le défrichement permettent d’accéder au bâti, de repérer les regards et les réseaux et d’installer la zone de tri.
Dans le Var, le débroussaillement est aussi une obligation légale autour des habitations situées en zone exposée au risque de feu de forêt. Le défrichement d’un terrain boisé, lui, peut nécessiter une autorisation préalable : on vérifie avant d’arracher la moindre souche.
Les déchets verts ne se brûlent pas sur place, sauf dérogation prévue par la réglementation préfectorale. Ils partent en broyage ou vers une filière de valorisation.
La partie administrative d’une démolition est souvent sous-estimée. Elle conditionne pourtant la date de démarrage, le coût d’évacuation et la sécurité de tout le monde sur le chantier. Voici les points que nous passons en revue avec vous dès la première visite.
Le permis de démolir n’est pas exigé partout. Il l’est lorsque la commune l’a instauré par délibération ou dans son PLU, et dans les secteurs protégés : abords d’un monument historique, site patrimonial remarquable, site classé ou inscrit. À Draguignan, le centre ancien et ses abords sont typiquement concernés. Le service urbanisme de la mairie vous dira précisément ce qui s’applique à votre parcelle.
Pour tout bâtiment dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997, un repérage amiante avant démolition est obligatoire. Il est confié à un diagnostiqueur indépendant. Si de l’amiante est trouvé (plaques fibrociment, conduits, dalles de sol, colles), son retrait est réalisé par une entreprise spécialisée habilitée, avant toute démolition mécanique.
Électricité, gaz, eau, téléphone, fibre : chaque concessionnaire doit être sollicité pour la coupure et la dépose du compteur ou du branchement. L’assainissement est neutralisé : fosse vidangée par un vidangeur agréé et comblée, ou branchement au tout-à-l’égout obturé. Les demandes de travaux à proximité des réseaux sont faites avant d’intervenir.
Avant d’attaquer la structure, on vide : menuiseries, bois, métaux, plâtre, isolants, sanitaires, câbles. Ce curage manuel ou assisté par l’engin permet de ne garder ensuite que la maçonnerie, c’est-à-dire des déchets inertes. C’est l’étape qui fait baisser le plus nettement le coût d’évacuation.
La pelle défait le bâtiment par le haut, en contrôlant la chute des éléments vers l’intérieur de l’emprise. Les gravats sont triés au fil de l’eau : béton et pierre d’un côté, ferraille de l’autre, bois et déchets mélangés dans leur propre benne. Les fondations sont extraites si le projet l’exige.
Chaque flux part vers sa filière avec son bon de pesée ou son bordereau. Le terrain est ensuite remblayé, nivelé et compacté selon la suite du projet : plateforme prête pour une construction neuve, jardin, stationnement. Vous récupérez les justificatifs d’élimination à la fin du chantier.

Sur une démolition, ce n’est pas le temps de pelle qui coûte le plus cher, c’est souvent l’élimination des déchets. Or les tarifs d’accueil varient fortement selon la nature de ce que l’on apporte : une benne de béton propre ne se traite pas au même prix qu’une benne de déchets mélangés.
La réglementation impose d’ailleurs le tri à la source des déchets de chantier, en séparant au minimum le bois, les métaux, le plâtre, les plastiques, le verre, le papier-carton et les fractions minérales. Sur un chantier de particulier, cela se traduit par des zones de stockage distinctes et des big bags pour les petits volumes.
Un tri bien fait sur place permet de réorienter une part importante des volumes vers le recyclage : le béton concassé redevient de la grave, la ferraille est rachetée, la terre saine peut être réutilisée en remblai.
Les déchets inertes sont ceux qui ne se décomposent pas et ne réagissent pas : béton, briques, tuiles, carrelage, pierres, terre et cailloux non pollués. Ils partent vers une installation de stockage de déchets inertes (ISDI) ou, de préférence, vers une plateforme de recyclage qui les concasse.
Les déchets non dangereux non inertes regroupent le bois non traité, les métaux, le plâtre, les plastiques, les isolants courants, les menuiseries sans vitrage. Ils sont dirigés vers des centres de tri ou des filières de valorisation spécifiques.
Les déchets dangereux demandent une vigilance particulière : matériaux contenant de l’amiante, bois traités à la créosote comme les vieilles traverses, pots de peinture et solvants, cuves à fioul, huiles, tubes fluorescents. Chacun suit une filière agréée et fait l’objet d’un bordereau de suivi, aujourd’hui dématérialisé pour l’amiante et la plupart des déchets dangereux.
| Famille | Exemples sur un chantier de démolition | Destination habituelle |
|---|---|---|
| Inertes | Béton, parpaing, brique, tuile, pierre, terre saine | Plateforme de recyclage ou ISDI |
| Non dangereux | Bois brut, ferraille, plâtre, PVC, laine minérale | Centre de tri, filière de valorisation |
| Dangereux | Amiante, bois créosoté, peintures, fioul, huiles | Filière agréée avec bordereau de suivi |
Deux chantiers de même surface peuvent demander des moyens très différents. En Dracénie, l’accès et la configuration du terrain pèsent souvent plus lourd que la taille du bâtiment.
Dans le centre ancien de Draguignan ou dans les villages perchés comme Callas, Figanières ou Châteaudouble, les ruelles étroites interdisent le passage d’une grosse pelle et d’un semi-remorque. On travaille alors à la mini-pelle, avec des bennes de petite capacité et davantage de rotations. Une maison mitoyenne impose aussi de désolidariser proprement le mur commun, parfois à la main, pour ne pas fragiliser le voisin. Un constat de l’état des avoisinants avant travaux est vivement conseillé dans ce cas.
Sur les coteaux et les anciennes restanques, un bâtiment peut servir d’appui au terrain situé derrière lui. Le démolir sans réfléchir, c’est risquer de voir le talus glisser. On prévoit alors un phasage, voire un soutènement provisoire ou définitif. En plaine, près de la Nartuby ou de l’Argens, c’est plutôt la présence d’eau en fond de fouille et le règlement du plan de prévention du risque inondation qui guident la remise en état.
Une bâtisse ancienne en pierre et chaux produit surtout des inertes faciles à valoriser. Une construction des années 1970 ou 1980 peut en revanche cacher des plaques de fibrociment, des conduits ou des colles amiantées, ce qui modifie le calendrier et le budget. Un hangar agricole peut contenir des tôles, des cuves, des produits phytosanitaires oubliés. D’où l’importance d’une visite complète avant de chiffrer.
Faut-il extraire les semelles et la dalle, ou les laisser en place ? Tout dépend du projet suivant. Pour reconstruire au même endroit, on retire généralement tout ce qui gênerait les nouvelles fondations et l’étude de sol. Pour un jardin, on peut casser la dalle, la percer pour laisser l’eau s’infiltrer et recouvrir d’une épaisseur suffisante de terre. Nous en discutons avec vous au moment du devis.

Une fois le bâtiment au sol, le chantier n’est qu’à moitié fait. Il faut charger, transporter et faire accepter chaque benne. Nous organisons l’évacuation des gravats et de la terre en fonction des volumes, en tenant compte du foisonnement : un mètre cube de béton en place occupe bien davantage une fois cassé dans la benne.
La terre excavée suit elle aussi des règles de traçabilité. Notre guide sur la réglementation des terres excavées vous explique ce qui peut être réutilisé sur place et ce qui doit partir.
Enfin, le terrain est préparé pour la suite : déblai et remblai, nivellement, apport de terre végétale ou préparation d’une plateforme pour une maison neuve. Si vous reconstruisez, notre page préparer un terrain avant construction fait le lien avec l’étape suivante.

Démolition de maison dans le Var : permis de démolir, repérage amiante, coupure des réseaux, curage, tri des gravats et remise en…

Démolition de piscine dans le Var : comblement partiel ou total, fond percé pour le drainage, remblai compacté par couches, évacuation tracée.…

Permis antérieur au 1er juillet 1997 : le repérage amiante avant démolition est obligatoire. Qui le réalise, que contient le rapport, que…
Cela dépend de l’emplacement. Le permis de démolir est exigé lorsque la commune l’a institué, ce que prévoient de nombreux PLU, et dans les secteurs protégés comme les abords de monuments historiques ou les sites patrimoniaux remarquables. Le centre ancien de Draguignan est dans ce cas. Interrogez le service urbanisme de la mairie avant toute démarche : il vous indiquera si une autorisation est nécessaire et quel dossier déposer.
Oui, pour tout bâtiment dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997. Le repérage amiante avant démolition est réalisé par un diagnostiqueur indépendant, à la charge du propriétaire. Sans ce document, aucune entreprise sérieuse ne doit engager la démolition. Si de l’amiante est détecté, une entreprise spécialisée procède au retrait avant que nous intervenions sur la structure.
Le propriétaire demande la résiliation et la dépose des branchements auprès de chaque fournisseur et gestionnaire de réseau. Nous vous indiquons la liste des démarches et le délai à anticiper. Sur le chantier, nous vérifions que les réseaux sont bien neutralisés avant de démolir, et nous obturons les canalisations d’évacuation pour éviter toute entrée de terre dans le réseau public.
Les déchets inertes, comme le béton, la pierre ou la tuile, sont dirigés vers une plateforme de recyclage ou une installation de stockage de déchets inertes. Le bois, les métaux et le plâtre rejoignent des centres de tri. Les déchets dangereux suivent une filière agréée avec bordereau de suivi. Vous recevez les justificatifs correspondants à la fin du chantier.
Oui, c’est fréquent : suppression d’un appentis, d’une véranda, d’un garage accolé ou d’un étage ajouté. La démolition partielle demande plus de précautions, car il faut préserver la partie conservée, reprendre l’étanchéité et parfois conforter un mur. Dans les secteurs où le permis de démolir s’applique, une démolition partielle y est également soumise.
Pour une maison individuelle de plain-pied, le travail d’engin proprement dit se compte généralement en jours plutôt qu’en semaines. Ce qui allonge les délais, ce sont les démarches préalables : instruction d’un éventuel permis de démolir, repérage amiante, retrait éventuel, coupure des réseaux. Nous établissons un planning réaliste après la visite, en fonction de l’accès et du volume à évacuer.