InfiltrationPuisard d’infiltration
Pour rendre l’eau au sol quand la couche perméable est atteignable. Réservé aux eaux pluviales, jamais aux eaux usées.
Gouttières, caniveaux, canalisations en pente, rétention ou infiltration : un réseau pluvial dimensionné pour les orages d’automne et conforme aux règles de votre commune.
La gestion des eaux pluviales à Draguignan n’est pas un détail de fin de chantier. Ici, un orage méditerranéen d’automne peut déverser en une heure plusieurs dizaines de millimètres sur une toiture, une terrasse et une allée qui n’absorbent rien. Toute cette eau doit aller quelque part : si ce n’est pas dans un réseau pensé pour elle, ce sera dans le garage, contre les fondations ou chez le voisin du dessous.
Un réseau d’eaux pluviales, c’est l’ensemble des ouvrages qui récupèrent l’eau de pluie et la conduisent vers un exutoire autorisé : descentes de gouttières, regards, caniveaux, canalisations en pente, puis ouvrage de rétention, d’infiltration ou raccordement au réseau pluvial public quand il existe et que la commune l’accepte.
Basés à Draguignan, nous concevons et réalisons ces réseaux sur des maisons existantes qui subissent chaque automne les mêmes débordements, et sur des constructions neuves pour lesquelles le PLU impose de compenser l’imperméabilisation. La mémoire de la crue de la Nartuby du 15 juin 2010 rappelle à tous que l’eau qui ruisselle d’une parcelle s’ajoute à celle de toutes les autres.
Cette prestation fait partie de nos travaux de VRD et réseaux. Pour les bons réflexes côté propriétaire, voyez aussi notre article gérer les eaux pluviales sur sa parcelle.
Avant de poser un mètre de tuyau, il faut savoir où l’eau a le droit d’aller. Trois règles cadrent tout projet.
Le Code civil oblige le terrain situé en contrebas à recevoir les eaux qui s’écoulent naturellement du terrain d’en haut, mais interdit au propriétaire du haut d’aggraver cet écoulement. Concentrer les eaux d’une toiture et les rejeter en un point chez le voisin, c’est précisément ce qu’il ne faut pas faire. Les toits doivent aussi évacuer leurs eaux sur votre propre terrain ou sur la voie publique, pas sur le fonds voisin.
Le règlement du PLU, et le zonage pluvial quand la commune en a un, fixe la façon de traiter les eaux de pluie : infiltration à la parcelle privilégiée, volume de rétention à prévoir par mètre carré imperméabilisé, débit de fuite maximal vers le réseau public. Ces chiffres varient d’une commune à l’autre ; nous les lisons dans le document en vigueur avant de dimensionner quoi que ce soit.
Dans un réseau séparatif, brancher ses gouttières sur l’égout est interdit : l’eau de pluie sature la station d’épuration et fait déborder les regards en aval. Envoyer les gouttières dans une fosse septique est tout aussi proscrit : elle déborderait et chasserait les boues vers l’épandage. Les deux circuits restent séparés, du toit jusqu’à l’exutoire.

Chaque descente de gouttière aboutit dans un regard de pied de chute, avec un petit volume de décantation qui retient feuilles, aiguilles de pin et gravillons de toiture. Sans ce regard, tout finit dans la canalisation et la bouche en quelques saisons.
Les surfaces dures, allées, cours, rampes de garage, sont équipées de caniveaux à grille ou d’avaloirs aux points bas. Une rampe qui descend vers un garage en sous-sol doit avoir son caniveau en bas, dimensionné pour un orage et non pour une averse ordinaire, sinon le garage devient le bassin de rétention.
Les canalisations enterrées, en PVC ou en PEHD, sont posées avec une pente d’au moins 1 %, sur lit de sable, avec un regard de visite à chaque changement de direction et à chaque jonction. Le grillage avertisseur est marron, comme pour tout l’assainissement.

L’eau collectée doit aboutir quelque part. Première option : l’infiltrer sur la parcelle, par une tranchée drainante, une noue ou un puisard d’infiltration. C’est souvent ce que demande le PLU, à condition que le sol s’y prête.
Deuxième option : la retenir, dans un bassin enterré, une structure alvéolaire ou une noue étanche, puis la relâcher lentement vers le réseau public ou un fossé par un orifice calibré. Le volume stocke l’orage, le débit de fuite respecte ce que la commune accepte.
Troisième option, souvent combinée : récupérer une partie de l’eau dans une cuve enterrée pour l’arrosage. Attention, une cuve pleine en septembre ne retient plus rien : elle ne remplace pas le volume de rétention exigé, sauf dispositif prévu pour.
Autour de Draguignan, le sol change tout. Dans les vallons, les marnes et argiles laissent passer l’eau très lentement : infiltrer un orage y est illusoire sans un volume de stockage important. Sur les plateaux calcaires, la roche fissurée absorbe vite, parfois trop vite et vers des circulations souterraines qu’on ne maîtrise pas. Dans les plaines de l’Argens et de la Nartuby, la nappe peut être proche et la zone inondable. Un test de perméabilité à la bonne profondeur tranche le débat.
| Ouvrage | Quand le choisir | Sol favorable | Point de vigilance |
|---|---|---|---|
| Tranchée ou noue d’infiltration | Grandes surfaces, jardin disponible | Sols perméables, calcaire fissuré, graves | Distance aux fondations |
| Puisard d’infiltration | Peu de place, sol perméable en profondeur | Couche perméable atteignable | Préfiltre et décantation |
| Bassin de rétention enterré | Sol argileux, PLU avec débit de fuite | Tous sols | Orifice calibré et entretien |
| Cuve de récupération | Arrosage, usages autorisés | Tous sols, attention nappe | Trop-plein vers un exutoire |
| Rejet au réseau public | Réseau pluvial existant et autorisé | Sans objet | Accord de la commune |
Le drain qui ceinture une maison récupère l’eau du sol ; le réseau pluvial récupère l’eau de surface et de toiture. Si l’on branche les gouttières dans le drain, on inonde les fondations à chaque orage. Les deux peuvent rejoindre le même exutoire, mais par des canalisations séparées et après un regard. Pour la partie drain, voyez notre page drainage de terrain.
Un réseau pluvial se dessine avec un niveau à la main et une règle en tête : l’eau ne remonte jamais une pente.
Nous relevons les surfaces qui ruissellent, toiture, terrasse, allée, et les points bas où l’eau s’accumule aujourd’hui. Nous regardons où va l’eau des voisins et de la voie publique. Sur une maison existante, un passage après une grosse pluie en dit plus long que n’importe quel plan.
Lecture du règlement du PLU et du zonage pluvial, vérification d’un éventuel réseau pluvial public et des conditions pour s’y raccorder. Si l’infiltration est envisagée, nous ouvrons un sondage et réalisons un test de perméabilité à la profondeur de l’ouvrage.
Diamètres des canalisations, position des regards, volume de rétention ou d’infiltration, débit de fuite : tout découle des surfaces et des règles locales. Nous proposons un tracé qui garde partout une pente d’au moins 1 % jusqu’à l’exutoire, puis un devis détaillé.
DICT déposée, tranchées ouvertes, fond réglé au laser, lit de sable, pose des canalisations, regards et caniveaux. L’ouvrage de rétention ou d’infiltration est installé et raccordé, avec son trop-plein. Grillage avertisseur marron au-dessus des canalisations.
Avant remblai, nous faisons couler de l’eau dans le réseau pour vérifier l’écoulement et l’étanchéité des jonctions. Remblai compacté, surfaces reprises, et un croquis du réseau pour savoir où se trouvent les regards à curer chaque automne.
Un réseau pluvial se termine toujours par un ouvrage. Voici les trois que nous posons le plus souvent.
InfiltrationPour rendre l’eau au sol quand la couche perméable est atteignable. Réservé aux eaux pluviales, jamais aux eaux usées.
RécupérationPour stocker l’eau des toitures et arroser l’été, avec un trop-plein raccordé au reste du réseau.
DrainagePour évacuer l’eau du sol autour des fondations et des murs enterrés, par un réseau distinct du pluvial.
Non, dans un réseau séparatif c’est interdit : les eaux pluviales saturent la station d’épuration et font déborder les regards en aval. Elles doivent aller vers le réseau pluvial public si la commune l’autorise, ou être gérées sur la parcelle par infiltration ou rétention. Lors d’un contrôle de raccordement, un branchement de gouttière sur les eaux usées est relevé comme non conforme.
Le règlement indique en général un volume par mètre carré imperméabilisé et un débit de fuite maximal. On additionne toiture, terrasses et allées imperméables, on applique le ratio, et on dimensionne l’ouvrage et son orifice de sortie en conséquence. Nous faisons ce calcul d’après le document en vigueur dans votre commune, et le service urbanisme peut le vérifier.
Au moins 1 %, soit 1 cm par mètre, sans contre-pente sur toute la longueur. Davantage si le terrain le permet, pour limiter les dépôts de terre et de feuilles. La pente se règle au laser en fond de tranchée, sur lit de sable, avant pose. Un regard est placé à chaque changement de direction pour pouvoir curer le réseau sans le rouvrir.
Souvent peu. Une argile laisse passer l’eau très lentement : un ouvrage d’infiltration seul déborderait au premier orage. On combine alors un volume de stockage, bassin ou structure alvéolaire, avec un rejet lent vers un exutoire autorisé. Un test de perméabilité à la bonne profondeur permet de trancher, car une couche plus perméable existe parfois en dessous.
Le Code civil impose de recevoir l’écoulement naturel venant d’un terrain plus haut, mais le voisin ne doit pas l’aggraver en concentrant ses eaux de toiture ou de terrasse. Si c’est l’écoulement naturel, on l’accompagne : caniveau, fossé, noue le long de la limite. S’il y a aggravation, c’est d’abord une discussion entre voisins, puis éventuellement un conciliateur.
Oui, et surtout avant l’automne. On vide les regards de pied de chute et leurs décanteurs, on retire les feuilles et aiguilles des caniveaux, on vérifie que l’orifice de fuite d’un bassin n’est pas bouché. Un réseau entretenu une fois par an encaisse les orages ; un réseau oublié déborde au premier épisode méditerranéen sérieux.