
Soutènement & extérieurs
Aménagement extérieur à Draguignan : murs de soutènement, enrochements, drainage, plateformes de terrasse et restanques sur les coteaux de Dracénie.
Dégagement, reprise des assises, remise en forme des planches et gestion de l’eau, avec un muraillier pour la pierre sèche.
Restanques Var : dans la Dracénie, ces terrasses de culture font partie du paysage depuis des siècles. Sur les pentes de Figanières, de Callas, de Flayosc ou de Châteaudouble, des générations de paysans ont épierré les collines et monté des murs de pierre sèche pour créer des planches cultivables, où poussaient oliviers, vignes, blé ou légumes. Beaucoup de terrains achetés aujourd’hui en portent encore la trace, parfois sous la broussaille.
Le temps, l’abandon et les orages ont fait leur œuvre : murets effondrés, planches ravinées, pierres éparpillées dans la pente, racines qui ont disjoint les parements. Remettre ces terrasses en état, ou en créer de nouvelles pour un jardin ou une oliveraie, demande deux savoir-faire complémentaires : le terrassement, pour dégager, reformer et stabiliser les planches, et le travail de la pierre sèche, pour monter des murs qui tiennent sans mortier.
Notre rôle est le premier : nous réalisons le terrassement et la remise en forme des terrasses à la mini-pelle ou à la pelle, adaptés aux accès étroits des coteaux. Pour le montage des murs en pierre sèche selon la technique traditionnelle, nous pouvons travailler avec un muraillier, artisan spécialisé dans ce savoir-faire.

Une restanque est un système, pas seulement un mur. Le mur de pierre sèche retient la terre de la planche située au-dessus. Il est monté avec un fruit, c’est-à-dire incliné vers la pente, et les pierres sont posées en boutisse, leur plus grande longueur plongeant dans le talus pour ancrer le parement.
Derrière le parement, on trouve un blocage de cailloux plus petits, qui cale les pierres et fait office de drain. C’est là tout le génie de la pierre sèche : l’eau traverse le mur par ses joints au lieu de s’accumuler derrière. Un mur de pierre sèche bien construit est donc naturellement drainant, ce qui explique sa longévité sous un climat d’orages violents. L’art de la construction en pierre sèche a d’ailleurs été inscrit en 2018 au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
La planche elle-même est légèrement inclinée pour ralentir le ruissellement, et les anciens aménageaient souvent des escaliers intégrés, des passages d’eau et des évacuations pour que les grosses pluies ne ravinent pas les terrasses. Remettre une restanque en état, c’est retrouver cette logique d’ensemble.
Chaque coteau est différent, mais la reprise de restanques suit généralement le même enchaînement. La coordination entre terrassement et pierre sèche est décidée dès le départ.
Les anciennes terrasses sont souvent envahies de chênes, de ronces et de pins. On commence par dégager la végétation pour voir l’état réel des murs et des planches. C’est aussi l’occasion de se mettre en conformité avec les obligations de débroussaillement si le terrain est exposé au risque d’incendie.
On repère les murets encore sains, ceux qui ventrent ou penchent, et les brèches effondrées. On note les causes : arrivée d’eau concentrée, racines, affouillement du pied, terre qui a glissé. Réparer sans traiter la cause, c’est voir le mur retomber au prochain orage.
Aux endroits effondrés, on dégage la terre et les pierres éboulées à la pelle, avec précaution. Les pierres sont triées et stockées à proximité : grandes pierres de parement, boutisses, pierres de couronnement, cailloux de blocage. Ce stock sera réutilisé pour reconstruire.
On reprend le pied des murs sur un sol franc, on retaille le talus arrière et on remodèle les planches avec une légère pente. En cas de création de nouvelles terrasses, on terrasse le coteau en paliers successifs, en respectant la largeur et la hauteur prévues.
Le parement en pierre sèche est remonté selon les règles traditionnelles, par le muraillier avec qui nous travaillons ou par l’artisan de votre choix. Nous assurons l’approvisionnement en pierre si le stock sur place ne suffit pas, et la mise en place du remblai derrière le mur.
On rétablit les passages d’eau, les évacuations et les pentes pour que les orages traversent le coteau sans le raviner. La terre végétale est remise en surface sur les planches, prête pour les plantations.
Toutes les restanques n’appellent pas la même réponse. Le choix dépend de la hauteur, de ce que la terrasse va supporter, de l’aspect souhaité et du budget.
C’est la solution la plus fidèle au paysage et la plus durable quand elle est bien exécutée. Elle demande du temps et une main-d’œuvre spécialisée, donc un budget plus élevé au mètre carré. Elle convient aux murets de terrasse de hauteur modeste, aux jardins et aux oliveraies, et elle est souvent la seule acceptable dans les secteurs où le PLU protège le paysage.
Pour des terrasses plus hautes ou plus rapides à réaliser, on peut remplacer certains murs par un enrochement en blocs calcaires, posé à la pelle sur une fondation en bêche. L’aspect est plus massif, mais l’ouvrage reste perméable et s’intègre bien après végétalisation.
Quand une restanque doit porter une charge importante, par exemple une allée carrossable, une piscine ou une construction, un mur de soutènement en béton armé, drainé et habillé de pierre, est plus approprié. Au-delà d’une certaine hauteur ou si le mur retient un bien voisin, nous conseillons de le faire dimensionner par un bureau d’études.

Les planches de restanques font parfois à peine deux ou trois mètres de large, et l’accès se fait par un chemin de terre ou depuis le haut du terrain. Nous adaptons le matériel : mini-pelle légère pour les terrasses étroites, pelle plus puissante pour déplacer les gros blocs, rampes provisoires pour passer d’une planche à l’autre.
Nous veillons aussi à ne pas endommager les murs encore sains en circulant au-dessus : un engin trop près d’une tête de mur peut suffire à la faire céder. Le phasage se fait généralement de bas en haut, pour que chaque mur reconstruit serve d’appui au suivant.
Pour l’histoire, le vocabulaire et l’entretien courant de ces ouvrages, consultez notre article Restanques de Provence : histoire, rôle et entretien. Si la friche est dense, voyez aussi notre page débroussaillement et défrichement.

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Non. Nous sommes une entreprise de terrassement : nous dégageons, terrassons, remettons en forme les planches, reprenons les assises et gérons l’eau. Le montage des murs selon la technique traditionnelle de la pierre sèche est un savoir-faire à part entière ; nous pouvons travailler avec un muraillier pour cette partie, ou avec l’artisan que vous avez choisi.
Oui, et c’est même recommandé. Les pierres d’origine ont la bonne teinte et la bonne forme pour le coteau. Lors du dégagement, nous les trions par catégorie pour faciliter le remontage. Il manque souvent une partie des pierres, parties dans la pente ou enfouies ; un complément d’approvisionnement en pierre de la région est alors prévu.
Le plus souvent parce que l’eau n’est plus gérée : passages bouchés, ruissellement concentré par une allée ou un toit en amont, planches devenues trop pentues. Les racines d’arbres qui ont poussé contre les murs et l’abandon de l’entretien jouent aussi. La reprise des murs doit s’accompagner d’une remise en ordre des écoulements, sinon le problème revient.
La simple réparation à l’identique d’un mur existant ne pose généralement pas de difficulté, mais certains secteurs sont protégés par le PLU ou soumis à des règles paysagères. La création de nouvelles terrasses importantes, ou un défrichement, peut relever d’autres démarches. Renseignez-vous auprès du service urbanisme de votre mairie avant d’engager les travaux.
Elle dépend de la pente du terrain et de l’usage. Plus la pente est forte, plus les planches sont étroites pour une même hauteur de mur. Pour un potager ou une oliveraie, quelques mètres suffisent ; pour une pelouse ou un espace de vie, on cherche des planches plus larges, avec des murs plus hauts ou un soutènement plus robuste. Nous en discutons sur place.
Un mur de pierre sèche traditionnel n’est pas conçu pour reprendre la charge d’une voiture en tête. Si une terrasse doit accueillir une allée carrossable ou un stationnement, il faut éloigner la charge du mur ou le remplacer par un mur en béton armé dimensionné, éventuellement habillé de pierre pour garder l’aspect.