
Eaux pluviales
Collecte, canalisations, regards, rétention et infiltration des eaux pluviales autour de Draguignan, selon le PLU et face aux orages méditerranéens.
Un ouvrage qui rend la pluie au sol, dimensionné d’après la perméabilité réelle de votre terrain. Réservé aux eaux pluviales, jamais aux eaux usées.
Un puisard d’infiltration dans le Var sert à une chose, et une seule : rendre au sol l’eau de pluie collectée sur votre toiture, votre terrasse ou votre cour, au lieu de l’envoyer chez le voisin ou dans la rue. On l’appelle aussi puits perdu ou puits d’infiltration. C’est une fosse profonde, remplie de matériaux drainants ou équipée d’anneaux perforés, qui stocke l’orage quelques heures et le laisse s’infiltrer dans les couches perméables du terrain.
C’est un ouvrage simple sur le papier et délicat sur le terrain. Tout se joue sur la nature du sol : un puisard creusé dans une argile compacte se remplit au premier orage et ne se vide plus ; le même puisard dans un calcaire fissuré absorbe tout, parfois trop vite et vers des circulations souterraines qu’on ne voit pas. D’où l’importance de mesurer avant de creuser.
Basés à Draguignan, nous réalisons des puisards en complément d’un réseau d’eaux pluviales, en exutoire du trop-plein d’une cuve de récupération, ou pour soulager une cour qui se transforme en mare à chaque automne. Cette prestation fait partie de nos travaux de VRD et réseaux.
Pendant des générations, on a creusé des puits perdus au fond des jardins pour y envoyer les eaux de cuisine, de salle de bains, voire la sortie d’une fosse. Cette pratique est interdite. Les eaux usées, brutes ou prétraitées par une fosse, ne doivent jamais rejoindre un puisard : elles filent sans être épurées vers les nappes et les sources, d’autant plus vite que le sous-sol est calcaire et fissuré, comme sur une bonne partie de la Dracénie.
Si votre maison n’est pas raccordée à l’égout, les eaux usées relèvent de l’assainissement non collectif : fosse toutes eaux et traitement par le sol, ou dispositif agréé, contrôlés par le SPANC dont dépend votre commune. Voyez notre page assainissement non collectif. Si vous découvrez un vieux puits perdu qui reçoit des eaux usées, c’est une non-conformité à traiter, en particulier avant une vente.

Autour de Draguignan, deux terrains voisins peuvent réagir de façon opposée. Dans les vallons et les bas de pente, les marnes et argiles laissent passer l’eau à peine : quelques millimètres par heure, parfois moins. Un puisard y devient une citerne qui déborde. Il arrive pourtant qu’une couche plus perméable, graves ou calcaire, existe sous l’argile : le puisard, plus profond qu’une tranchée, permet alors de la rejoindre.
Sur les plateaux et les coteaux calcaires, vers Ampus, Montferrat, Châteaudouble ou les hauteurs de Figanières, la roche fissurée absorbe vite. C’est favorable, avec deux réserves : l’eau peut ressortir plus bas, dans un talus, une cave ou chez un voisin ; et un sous-sol karstique peut cacher des vides. On évite donc d’infiltrer près d’une construction ou en tête de talus.
Dans les plaines de l’Argens et de la Nartuby, aux Arcs, au Muy ou à La Motte, les alluvions sont souvent perméables mais la nappe peut remonter près de la surface en hiver. Un puisard noyé dans la nappe n’infiltre plus rien au moment où on en a besoin.

Deux familles d’ouvrages coexistent. Le puisard à remplissage : une fosse de 1,5 à 3 m de profondeur, entièrement habillée de géotextile, remplie de galets lavés de gros calibre qui laissent un volume de vide important pour stocker l’eau. Le puisard à anneaux : des buses en béton perforées empilées, entourées de gravier drainant, avec un fond laissé ouvert sur le sol en place, et un tampon de visite en tête.
Dans les deux cas, l’eau arrive par une canalisation en pente d’au moins 1 %, après être passée par un regard décanteur. Ce regard retient la terre fine, les feuilles et les aiguilles de pin qui colmateraient le fond en quelques saisons. Sans lui, un puisard perd l’essentiel de son efficacité en quelques années.
Le haut de l’ouvrage est recouvert de géotextile puis de terre végétale, ou reste accessible par un tampon pour les modèles à anneaux. On prévoit une surverse de sécurité vers un point qui ne gêne personne, pour le jour où l’orage dépasse la capacité.
Avant de creuser un puisard, nous ouvrons un sondage à la profondeur prévue et mesurons la vitesse à laquelle l’eau disparaît. Ce test de perméabilité donne la base du calcul : surface raccordée, pluie à absorber, volume de stockage à prévoir pendant que l’eau s’infiltre. Le PLU ou le zonage pluvial de votre commune peut aussi fixer la pluie de référence.
| Sol rencontré | Comportement | Solution habituelle |
|---|---|---|
| Argile ou marne compacte | Infiltration très lente | Rétention avec rejet lent, puisard seulement si couche perméable en dessous |
| Limon sableux | Infiltration moyenne | Tranchée ou noue d’infiltration étalée |
| Graves et alluvions | Bonne, si nappe basse | Puisard ou tranchée, vérifier la nappe en hiver |
| Calcaire fissuré | Rapide, circulations incertaines | Puisard éloigné des constructions et des talus |
Loin des fondations, en pratique au moins 5 m, et jamais en amont d’une maison sur un terrain en pente : l’eau infiltrée rejoindrait les murs enterrés. Loin des limites de propriété, pour ne pas reporter le problème chez le voisin. À bonne distance d’un puits, d’un forage ou d’un dispositif d’assainissement. Hors des zones de remblai récent, qui tassent, et hors des passages de véhicules.
Le puisard concentre l’infiltration en un point, en profondeur ; la tranchée la répartit sur une grande longueur, près de la surface. Si le sol perméable est en surface et la place disponible, la tranchée est souvent plus efficace. Si une couche d’argile recouvre un horizon perméable, le puisard l’emporte. Sur beaucoup de terrains, on combine les deux.
Un puisard se réalise en une à deux journées une fois le sol connu. Voici comment nous procédons.
Nous repérons les surfaces à raccorder, les points bas, les pentes, les fondations et les limites. Un sondage à la pelle est ouvert à la profondeur envisagée, ce qui permet de voir la succession des couches et de réaliser le test de perméabilité. Si le sol ne convient pas, nous vous le disons et proposons une rétention.
À partir de la surface raccordée et de la perméabilité mesurée, nous déterminons le volume utile et la profondeur. L’ouvrage est implanté à distance des fondations et des limites. DICT déposée et réseaux existants marqués avant tout terrassement.
La fosse est ouverte à la pelle, parois talutées au-delà de 1,30 m si l’on doit y descendre. Le fond est laissé sur le sol en place, jamais bétonné. Les parois sont habillées de géotextile, puis on met en place le remplissage de galets ou les anneaux perforés entourés de gravier.
En amont, un regard décanteur est posé, accessible depuis la surface. Les canalisations qui l’alimentent sont posées sur lit de sable avec une pente d’au moins 1 %, grillage avertisseur marron au-dessus. La surverse de sécurité est orientée vers un point sans enjeu.
Le géotextile est refermé en tête, recouvert de terre végétale ou d’un tampon de visite. Nous faisons couler de l’eau pour vérifier l’arrivée et la vidange. Vous recevez un croquis indiquant où se trouvent le regard et l’ouvrage, pour l’entretien d’automne.

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Non. Les eaux grises de cuisine, de douche ou de lave-linge sont des eaux usées, et leur rejet dans un puisard ou un puits perdu est interdit. Elles doivent rejoindre le réseau d’égout, ou une installation d’assainissement non collectif contrôlée par le SPANC. Un puisard ne reçoit que des eaux pluviales : toiture, terrasse, cour, trop-plein de cuve.
Généralement entre 1,5 et 3 m, selon la position de la couche perméable et le volume à stocker. L’objectif n’est pas de creuser le plus profond possible, mais d’atteindre un sol qui infiltre, en restant au-dessus de la nappe. Le sondage préalable montre la succession des couches et permet de fixer la bonne cote de fond.
Trois causes reviennent souvent : un sol trop peu perméable dès l’origine, un fond colmaté par la terre fine faute de regard décanteur, ou un volume trop faible pour la surface raccordée. On ouvre, on regarde l’état du remplissage et du géotextile, et on refait un test de perméabilité. Parfois il suffit de nettoyer et d’ajouter un décanteur ; parfois il faut agrandir ou changer de solution.
Pour un ouvrage d’eaux pluviales sur une parcelle privée, il n’y a en général pas d’autorisation d’urbanisme spécifique, mais le PLU ou le zonage pluvial peut imposer l’infiltration ou fixer des règles de dimensionnement. En zone inondable ou près d’un captage d’eau potable, des restrictions existent. Nous vérifions ces documents avant de proposer l’ouvrage.
On vide le regard décanteur au moins une fois par an, idéalement à la fin de l’été avant les orages. On surveille le temps de vidange après une grosse pluie : s’il s’allonge d’année en année, le fond se colmate. Sur un puisard à anneaux, on peut curer le fond par le tampon ; sur un puisard à galets, on reprend la couche supérieure et le géotextile.
Parfois, si le règlement accepte l’infiltration comme mode de gestion et que le sol le permet. Dans ce cas, le volume de stockage du puisard compte, à condition d’être justifié par la perméabilité mesurée. Sur un sol argileux, c’est rarement suffisant et l’on revient à une rétention avec débit de fuite. Nous faisons le calcul d’après le document de votre commune.