NeufInstallation de fosse toutes eaux
Dimensionnement selon le nombre de pièces principales, fouille, lit de sable, pose de la cuve, ventilation et raccordement de la maison.
Création, remplacement ou mise aux normes de votre assainissement individuel : fouille, pose, traitement et remise en état, sur tous les terrains de la Dracénie.
Fosse septique Draguignan : derrière ces trois mots se cache bien plus qu’une cuve que l’on enterre au fond du jardin. C’est un petit ouvrage de génie civil : une fouille dimensionnée au centimètre, un lit de pose propre, des canalisations posées à la bonne pente, un dispositif de traitement qui doit infiltrer ou évacuer les eaux sans polluer le sol, et un remblai soigné qui supportera le passage d’une tondeuse pendant trente ans. Basés à Draguignan, nous réalisons ces travaux de terrassement pour les maisons de la Dracénie qui ne sont pas raccordées au tout-à-l’égout.
Sur notre secteur, la question revient sans cesse. Une grande partie de l’habitat autour de la ville est dispersé : bastides dans les vignes de Lorgues ou des Arcs, maisons de campagne sur les coteaux de Flayosc, mas isolés sur le plateau d’Ampus ou de Montferrat, quartiers résidentiels en périphérie de Draguignan que le réseau public n’a jamais atteints. Toutes ces habitations traitent leurs eaux usées sur place. Et beaucoup d’installations ont été posées il y a trente ou quarante ans, à une époque où l’on se contentait d’une petite fosse et d’un puits perdu.
Notre travail consiste à créer une installation neuve, à remplacer une fosse ancienne, à poser une micro-station ou un filtre à sable, à ouvrir les tranchées d’épandage, et plus largement à remettre en ordre une filière jugée non conforme par le SPANC. Nous intervenons avec nos propres engins, du premier coup de godet jusqu’au régalage de la terre végétale. Vous avez un seul interlocuteur pour la partie chantier.
Cette page vous présente l’ensemble de nos prestations d’assainissement individuel, la manière dont se déroule un chantier et les points techniques qui font la différence sur les sols de la Dracénie. Pour le détail des règles et des filières autorisées, notre page consacrée à l’assainissement non collectif dans le Var fait le point de façon plus complète.
Chaque situation appelle une réponse différente. Une maison neuve sur un terrain vierge, une vieille fosse qui déborde, une vente qui impose des travaux, un réseau public qui arrive enfin dans le quartier : le chantier n’a pas la même ampleur ni les mêmes contraintes. Voici les neuf interventions que nous réalisons le plus souvent, chacune détaillée sur sa propre page.
NeufDimensionnement selon le nombre de pièces principales, fouille, lit de sable, pose de la cuve, ventilation et raccordement de la maison.
RénovationNeutralisation ou extraction de l’ancienne cuve, regroupement des eaux vannes et des eaux ménagères, pose d’un ouvrage aux normes actuelles.
CompactPose d’un dispositif agréé sur une faible emprise, raccordement électrique et rejet des eaux traitées selon ce qu’autorise la parcelle.
Sol reconstituéQuand le terrain ne sait pas épurer seul : fouille, géotextile, sable lavé, graviers et réseau de répartition posés en couches.
Traitement par le solTranchées à faible profondeur, tuyaux d’épandage, regards de répartition et de bouclage, sur un sol dont la perméabilité a été vérifiée.
Non-conformitéReprise complète ou partielle d’une filière vieillissante après un contrôle défavorable, en conservant ce qui peut l’être.
Réseau publicTranchée de la maison jusqu’à la boîte de branchement, mise hors service de la fosse et remise en état du terrain.
Maison en contrebasQuand l’écoulement gravitaire est impossible : cuve de relevage, pompe et canalisation de refoulement jusqu’au traitement ou au réseau.
VenteTravaux exigés par le diagnostic joint à la promesse de vente, à réaliser par le vendeur avant ou par l’acquéreur dans l’année.
Qu’il s’agisse d’une création ou d’un remplacement, un chantier d’assainissement suit toujours la même logique. Les étapes administratives ne sont pas là pour faire joli : sans avis favorable du SPANC sur la conception, les travaux ne doivent pas démarrer, et sans contrôle tranchées ouvertes, l’installation ne sera pas reconnue. Nous organisons le chantier autour de ces rendez-vous.
Nous venons voir la parcelle : pente, accès pour les engins, emplacement de la sortie des eaux usées, présence de roche, arbres, puits ou source, limites de propriété. Si une étude de sol et de filière existe déjà, nous partons de ses conclusions. Sinon, nous vous indiquons qu’elle sera très probablement demandée par le SPANC et nous travaillons avec le bureau d’études que vous choisissez.
L’étude de sol mesure la perméabilité, repère la profondeur de la roche ou d’une nappe, puis propose une filière adaptée. Vous déposez ensuite le dossier auprès du SPANC dont dépend votre commune. Ce contrôle de conception vérifie que le dispositif choisi, son dimensionnement et son implantation respectent la réglementation. Nous chiffrons sur la base de cette filière validée.
Nous piquetons l’emplacement de la cuve, du traitement et des regards, en respectant les distances aux limites, aux arbres et à l’habitation. La terre végétale est décapée et stockée à part, les déblais sont mis en tas ou évacués. La fouille de la cuve est ouverte à la bonne profondeur, avec un fond dressé et débarrassé des pierres saillantes.
Lit de sable ou de gravillon compacté, mise à niveau de la cuve, raccordement de la sortie de la maison avec une pente régulière, pose de la ventilation haute qui monte au-dessus du faîtage, puis réalisation du traitement : tranchées, filtre, tertre ou dispositif agréé. La cuve est remplie d’eau au fur et à mesure du remblai pour équilibrer les poussées.
Avant de refermer quoi que ce soit, le technicien du SPANC vient vérifier sur place que l’installation correspond au projet validé : cuve, pentes, ventilation, matériaux du traitement, regards. Nous prévenons le service suffisamment tôt pour que le chantier ne reste pas ouvert inutilement, surtout en saison d’orages où une fouille qui se remplit d’eau pose problème.
Une fois le contrôle passé, nous remblayons par couches avec des matériaux adaptés, sans engin lourd au-dessus des ouvrages. La terre végétale est remise en place et nivelée, les tampons des regards restent accessibles au niveau du sol fini. Les déblais excédentaires sont évacués. Vous recevez les éléments utiles pour le suivi : plan de récolement simple, emplacement des regards.

Autour de Draguignan, deux parcelles voisines peuvent imposer deux filières complètement différentes. Sur les hauteurs, le calcaire affleure souvent à quelques dizaines de centimètres : impossible alors d’infiltrer correctement les eaux dans un sol qui n’existe pas, et la fouille de la cuve demande parfois le brise-roche hydraulique. Dans les vallons, les marnes et les argiles se gorgent d’eau l’hiver et se fissurent l’été ; elles laissent mal passer les effluents.
À l’inverse, dans les plaines de l’Argens et de la Nartuby, autour des Arcs, du Muy ou de La Motte, les alluvions sont parfois très perméables, avec une nappe qui peut remonter à la saison des pluies. Le traitement doit alors être protégé de l’eau qui remonte, et la cuve lestée ou ancrée pour ne pas flotter.
C’est pour cela que nous ne donnons jamais le prix d’une fosse septique « au téléphone ». La cuve elle-même varie peu d’un chantier à l’autre ; c’est le terrain, l’accès et la filière de traitement qui font le coût et la durée des travaux.
La fosse septique d’aujourd’hui est une fosse « toutes eaux » : elle reçoit à la fois les eaux vannes des toilettes et les eaux ménagères de la cuisine, de la salle de bains et du lave-linge. L’arrêté du 7 septembre 2009 modifié, qui fixe les prescriptions techniques des installations jusqu’à 20 équivalents-habitants, impose un volume utile minimal calculé sur le nombre de pièces principales de la maison, c’est-à-dire les chambres et les pièces de séjour.
| Taille de la maison | Volume utile minimal de la fosse toutes eaux |
|---|---|
| Jusqu’à 5 pièces principales | 3 m³ |
| 6 pièces principales | 4 m³ |
| 7 pièces principales | 5 m³ |
| Au-delà | +1 m³ par pièce supplémentaire |
La fosse n’épure pas : elle retient les matières solides, les graisses et les flottants, et commence à liquéfier les boues. Les eaux qui en sortent doivent obligatoirement passer par un traitement. Autre point imposé : la ventilation. La fosse produit des gaz qui doivent être extraits par une canalisation montant au-dessus du faîtage du toit, coiffée d’un extracteur statique ou éolien. Une ventilation absente ou mal placée est la première cause d’odeurs et de corrosion.
Quand le terrain s’y prête, on traite par le sol lui-même avec des tranchées d’épandage à faible profondeur. S’il est trop perméable, trop imperméable ou trop mince sur la roche, on reconstitue un sol épurateur avec un filtre à sable vertical, drainé ou non, ou un tertre hors sol. Troisième voie, les dispositifs agréés par les ministères : micro-stations, filtres compacts, filtres plantés, dont la liste officielle est publiée sur le portail interministériel de l’assainissement non collectif. Pour comparer les deux solutions les plus demandées, lisez notre article fosse septique ou micro-station.

Notre métier, c’est le terrassement et la pose : ouverture des fouilles, pose des cuves et des canalisations, réalisation des tranchées et des massifs filtrants, raccordements, remblai et remise en état. Nous connaissons les exigences du contrôle et nous organisons le chantier pour qu’il se passe sans surprise.
En revanche, nous ne réalisons pas nous-mêmes la vidange des fosses. Elle doit être faite par un vidangeur agréé par la préfecture, qui vous remet un bordereau de suivi des matières de vidange. Avant de remplacer une ancienne fosse, nous coordonnons son passage pour que la cuve soit vide le jour où nous intervenons. Pour savoir quand faire vider une installation en service, voyez notre article sur la fréquence de vidange.
Nous ne réalisons pas non plus l’étude de sol, ni le contrôle : ce sont des missions indépendantes, confiées à un bureau d’études et au SPANC. Cette séparation vous protège : celui qui contrôle n’est pas celui qui construit.
Le prix dépend de la filière bien plus que de la cuve : une fosse avec épandage sur un sol favorable et facile d’accès n’a rien à voir avec un filtre à sable drainé sur un terrain rocheux en pente. Nous détaillons les fourchettes habituelles et ce qui les fait varier sur notre page prix d’une fosse septique à Draguignan. L’éco-prêt à taux zéro « assainissement non collectif » peut, selon votre situation, aider à financer certains travaux : renseignez-vous auprès de votre banque avant de signer.
Oui si elle n’est pas raccordée à un réseau public de collecte des eaux usées. C’est le cas de nombreuses maisons isolées ou en périphérie autour de Draguignan. La mairie ou le SPANC dont dépend votre commune peut vous dire si votre adresse est en zone d’assainissement collectif ou non collectif. Si le réseau public passe devant chez vous, le raccordement devient obligatoire dans les deux ans suivant sa mise en service.
Oui. Tout projet d’installation neuve ou de réhabilitation passe par un contrôle de conception du SPANC, sur dossier, avant le début des travaux. Pour une maison neuve, l’attestation de conformité du projet est même jointe à la demande de permis de construire. Une fois les ouvrages posés, un second contrôle, dit de bonne exécution, est réalisé tranchées ouvertes. Commencer sans avis favorable expose à devoir refaire les travaux.
Tant qu’elle ne présente pas de danger pour la santé ni de risque pour l’environnement, le SPANC ne l’impose pas forcément. Mais une ancienne fosse qui ne reçoit que les eaux des toilettes, sans traitement derrière, est souvent classée non conforme. Les travaux deviennent alors obligatoires dans le délai fixé par le rapport de contrôle, ou dans l’année qui suit en cas de vente de la maison.
Pour une installation classique, le chantier proprement dit se compte en jours, pas en semaines. Mais il faut ajouter le temps de l’étude de sol, de l’instruction du dossier par le SPANC et du rendez-vous de contrôle tranchées ouvertes. Un terrain rocheux, un accès étroit ou un épisode orageux peuvent allonger l’intervention. Nous vous donnons un planning réaliste après la visite, sans promesse intenable.
Quand la roche est proche de la surface, les tranchées d’épandage sont rarement possibles, faute d’épaisseur de sol pour épurer les eaux. On se tourne alors vers un filtre à sable, un tertre ou un dispositif agréé comme une micro-station ou un filtre compact, dont l’emprise est plus réduite. C’est l’étude de filière qui tranche. Côté chantier, nous prévoyons le brise-roche hydraulique quand la fouille l’exige.
Le plus près possible de la maison pour limiter la longueur des canalisations, tout en respectant les distances prévues par la norme vis-à-vis des limites de propriété, des arbres et de tout puits servant à l’eau de consommation. La fosse doit rester accessible au camion du vidangeur et hors des zones de passage de véhicules. Le traitement, lui, se place là où le sol a été reconnu apte.
Un vidangeur agréé par la préfecture, que vous choisissez librement. Il vous remet un bordereau de suivi, à conserver pour le prochain contrôle du SPANC. En général, la vidange s’impose quand les boues atteignent la moitié du volume utile de la fosse. Nous ne faisons pas de vidange, mais nous laissons un tampon d’accès bien dégagé pour que l’opération soit simple.
Nous travaillons à Draguignan et dans les communes voisines, des plaines viticoles de l’Argens jusqu’aux villages perchés du nord de la Dracénie. Chaque commune a sa page avec ses contraintes de terrain.